|
|
PAPILLON de Lumière
Aujourd’hui, Un petit être s’est endormi Dans le cœur d’un homme, Recroquevillé Dans ses ailes de lumière.
Hier, ce papillon n’a plus vu, Dans les yeux de cet homme, Le reflet de celle Qui l’avait fait naître. Et dans le cœur De cette femme, Il a vu La plus jolie fleur Du jardin de cette âme Souffrir et dépérir.
Il aurait pu s’envoler Et rejoindre ses frères Dans la lumière. Mais il a choisi De s’endormir Et permettre à ses ailes D’éclairer l’entrée du chemin Qui conduit chacun A la recherche de lui-même Et lui fait découvrir Dans les profondeurs de son âme Le plus beau des trésors.
Pour cet homme Le papillon a choisi De courir le risque Que son sommeil Jamais ne s’arrête Et que sa lumière Un jour s’éteigne.
Il sait que sa nuit Sera longue, Aussi longue Que de vies Seront nécessaires, Pour que cet homme parvienne A briser sa propre chrysalide.
Puisse cet homme Ne jamais laisser Les mauvaises herbes Envahir le jardin de son cœur. Et étouffer le papillon Dans son sommeil.
Puisse son âme Rencontrer d’autres âmes, Pour que le bonheur de ces rencontres, Même si elles ne sont qu’éphémères Comme le temps d’un sourire Que l’on sait accueillir, Puisse nourrir la lumière De ce petit être.
Puisse cet homme Savoir recevoir Les douleurs de la vie Comme des offrandes pour son âme.
Puisse-t-il un jour lui aussi Réussir à prendre son envol, Libérant ainsi, Le papillon endormi.
Dors, Petit être fragile. Tu peux Dormir tranquille. La femme qui t’a donné la vie Veille.
Elle veille sur la lumière Qui règne dans son cœur, Sur la lumière de son Amen Pour le cœur de celui Dans lequel tu t’es endormi.
© Tite Perle
Dans les méandres de mon silence
Dans l’errance au cœur de la Nuit Dans la traversée du Désert Il est des formes et des couleurs qui naissent Gardiennes de la mémoire de l’homme et des secrets oubliés Il est des cris de douleurs mêlés à la Joie qui s’embrase Au cœur d’un Feu qui libère ce qui est à venir Un Feu qui dévore celui qui l’a précédé Sacrifice de l’Ancien pour que naisse le Nouveau
Concert de mille Chants Glorifiant l’Instant
Au cœur de la douceur dorée de l’Obscurité Se couche la forme de l’irréel qui s’est tu La Présence s’ouvre et accueille le Mystère Présence témoin du Voile qui se soulève Présence témoin d’une Naissance Dans l’embrasement du Baiser Sacré
Etincelles de Vie sur le sommeil du Jour Célébrant de leurs Danses Celle qui est sur le point d’enfanter Accueillant la Douceur de Celle qu’elles couronnent De Celle qui s’incline face à ce qui a été, est et sera Dissolvant ainsi le temps, Accueillant la plénitude de Celle dont le Chemin resplendit de Lumière.
Instant Béni de la caresse de l’Âme s’unissant à l’Homme Dans le Temple qu’aucun jour ne révèle Que seul l’Essence des Mots révèle Au cœur de leur Parfum.
Ô homme ! Poursuis ta Quête ! Créé le Chemin par ta Volonté ! Transperce l’Obscurité ! Que l’Abîme de ton Absence se révèle ! Emprunte le sentier ainsi formé ! Enfonce toi dans ses profondeurs en parcourant chaque méandre de ton Silence Et que s’efface à chacun de tes pas La trace de ce qui n’est pas, Afin que la rivière de larmes te révèle La trace de ce qui a été oublié La trace que tu as un jour emprunté.
Ô homme ! Entre dans le Silence qui règne ! Entends en son cœur le Chant de l’Amen qui s’élève ! Vibre avec lui de tout ton Être Que s’immaculent les Ténèbres !
Ô homme ! Retrouve la Source de tes racines anciennes, Puis re-Cueille-Toi sous le Voile du Mystère Qui te pare de Lumière !
Ô homme ! Entends l’appel de l’Âme ! Nourris toi de son Chant, de sa Danse ! Elève toi avec Elle, dans ton Ciel Jusqu’à ce que la Lune annonce Qu’est enfin venu le Temps Nouveau Le Temps de Ta Naissance ! Le Temps où le Verbe se lève !
© Tite Perle
|
|
|
|